C’est « officiel », Gilles Jacquier a bien été tué par les « rebelles » syriens.

L’information n’est pas une surprise, sauf peut être pour la population française encore branchée sur sa télé. C’est même le Figaro par le biais de George Malbrunot, qui partage cela (c’est dire !), le journaliste Gilles Jacquier est bien mort d’un tir d’obus lancé par les rebelles de Homs. La source du Figaro précise : «Les analyses balistiques et les renseignements recueillis sur place par nos sources juste après le drame indiquent que Jacquier a été tué d’un tir d’obus de mortier de 81 mm venu d’un quartier sunnite rebelle. Des analyses montrent assez précisément la source du tir.»«Tous les services spécialisés (DCRI et DGSE notamment, NDLR) ainsi que les diplomates de l’ambassade de France à Damas sont d’accord sur cette conclusion».

Mais évidemment, selon les médias occidentaux, ce fâcheux événement n’est qu’une « bavure« , alors que, ainsi que j’avais pu le montrer dans  une série de deux articles publiés en janvier intitulés « La mort de Gilles Jacquier, un écran de fumée médiatique » et « Mort de Gilles Jacquier, la responsabilité des rebelles se précise« , les médias s’étaient déchaînés contre Bachar Al-Assad, servant la « théorie du complot » aux français, et minimisant les éléments à charge contre les opposants au régime… Ah ! Qu’ils sont beaux nos médias !

A l’époque, la France avait accusé Damas d’avoir tué le journaliste français. Aujourd’hui, François Hollande, oeuvrant dans la parfaite continuité de la politique atlantiste de son prédécesseur, a qualifié « d’insupportable, et intolérable » les « massacres quotidiens » en Syrie. Pourtant, cet épisode démonstratif – pour l’hypothèse la plus  clémente – des défaillances des services de renseignement de l’Elysée devrait encourager le Président français à adopter une position plus prudentielle sur ces sujets.

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