Procès Kerviel : l’ombre de la société générale pèse sur la justice et la presse

En cette journée du 28 juin 2012, les lumières du soleil s’engouffrent dans la salle de la première chambre d’appel. La salle est comble, la température suffocante, lorsque Jérôme Kerviel entre accompagné de son avocat. Personne ne dit rien. Mais tout le monde remarque que la personne qui à acceptée avec honneur de défendre le trader, porte une canne pour soutenir sa démarche. Lorsque que celui-ci se retourne, l’on peut voir sur son visage les stigmates d’une agression dont il a été victime la veille. Mais  son attitude déterminée ne laisse rien paraître. On demande à la salle de se lever pour saluer Mme Mireille Fillipi, présidente de la cour.  La dernière séance du procès en appel commence….

1) Retour sur les faits.

En début d’année 2008, la crise des sub-primes dévoile une pyramide de dettes fictives manufacturées par le système financier. Dérégulé pour les besoins sans cesse croissants de liquidités sur le cour terme d’institutions financières, aucune protection ne lui permet d’empêcher la crise des « subprimes » et de mettre en danger l’économie mondiale.

Parmi ces institutions, la Société générale, ou SocGen pour les initiés, est un des « fleuront  de l’industrie financière » tricolore. Comme toutes, elle était entrée dans la danse. Comme toutes, elle avait décidée de  parier sur ses traders pour rapporter de l’argent. Comme toutes, elle avait choisit de jouer sur les miraculeux produits dérivés pour figurer parmi les grandes.

Ainsi, 6 mois après le début de l’effondrement, la SocGen annonce une perte record de 4,9 millards d’euro. Mais alors que Lehman Brothers avait fait faillite, la société générale n’en appelle pas à la planche à billet, bien au contraire, elle plaide pour sa sobriété et accuse un homme.

Cet homme, seul rendu responsable de toutes les pertes affichées de la banque, n’est autre que Jérôme Kerviel.

2) Une épopée de 5 ans

Passé du statut de « bonne gagneuse »( en référence aux prostituée qui rapporte) à celui de « terroriste », Jérôme kerviel était tombé en disgrâce auprès de la banque.

Celle-ci clamant avoir été dupée, trompée, accuse Kerviel  d’ « avoir mis en danger l’ordre public économique international »,et  d’avoir saisit frauduleusement des données dans les bases informatique de la banque sans le contrôle de ses supérieurs hiérarchique. La justice est saisie, et sans grande surprise, le parquet de Paris le condamne coupable le trader à 3 ans de prison et 5 milliards de dommages et intérêts.

Au chômage et sans la perspective de retrouver un travail dans sa branche, l’ex-trader vit chez sa mère( atteinte d’un cancer depuis le verdict de la cour), et est soutenu par sa famille dans son combat pour la vérité. Et c’est ainsi que le procès en appel de Jérôme Kerviel commence en ce mois de juin 2012, soit 5 ans, et des milliards de profits, après les faits.

3) une partie civile omniprésente.

Les avocats de la défense, le notent,  plus de 100 millions d’euros ont été utilisés par le service communication de la Socgen afin que la presse nomme l’affaire Kerviel : affaire Kerviel. Qu’en aurait il été si, au même titre que l’affaire Enron, l’affaire Kerviel avait été l’affaire: Société générale ??

« Une partie civile qui n’a rien à se reprocher puisqu’elle emploi pas moins de 12 avocats » s’exclame l’avocat.

Et un avocat général qui plaide pour 5 ans de prison. « un avocat général , plus avocat de la société générale qu’un  avocat général »,(Un avocat général est un magistrat placé sous les ordres du procureur général, qui représente le ministère public). S’exclame maitre ….

Il remarque d’ailleurs que l’avocat de la partie civile ( société générale) c’est assis au cotés de l’avocat général. A ces mots, celui-ci reconnait le mauvais genre, et, d’un air gêné, se transporte de l’autre coté de la salle d’audience.En revanche, une personne n’a pas notée cette facheuse posture: c’est la présidente de la cour qui scrute le plafond déjà depuis quelques minutes .  » Nous n’avons pas reçut d’ordres » s’exclamera-t-elle quelques minutes plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est aussi rappelé, que les témoins, venu à la barre corroborer les faits de la partie civile ont tous été muent par des  aspirations altruistes. Par exemple,  » un trader Normal » venu témoigner pour le compte de la partie civile, n’avait recut que 8 millions d’euros de bonus cette année.

Daniel Bouton ex PDG  » Monsieur le président » comme il était nommé par les avocats, n’était lui même pas parti sans quelques compensations fort accommodantes.

 

 

 

Mais tout cela n’inquiète guère les avocats de la partie civile dont l’un d’eux s’évente à l’aide d’un livre : »la justice pour les nuls » , qu’il oriente ostensiblement vers les adversaires sur le rang d’a coté.

Ne sait il pas qu’il bénéficie d’un « réseau d’influences » que dénonce M. Koubbi l’avocat de Kerviel.

Une lettre anonyme est lut faisant état des pression au sein de la banque subit par une personne opposée à l’avis du nouveau président Oudéa sur l’état des résultats.  » on m’a injurié, calomnié, la pression était t elle que je crois qu’on voulais me pousser au suicicide ».

Une omniprésence visible peut être aussi sur le visage même de l’avocat de la défense qui fut frappé hier .

(M. Koubbi, c’est un Bouton  qui vous à fait çà ?)

 

 

 

 

 

Cette omni présence est presque palpable lorsqu’on voit le stoicisme avec lequel les jurés écoute la plaidoirie de la défense.

« Pas de mobile pour le crime » dit on, Kerviel était dévoué à faire des profits pour la banque, et il a tout fait en ce sens. Il était sut au sein de la banque que c’était une bonne gagneuse selon leurs termes ».

« 5 milliards, ce n’est pas une punition »,  » le but d’une condamnation est que le condamné ne récidive pas », » et en l’occurence, dans ce cas précis mon client ne pourra pas récidiver ».

 » dans le premier procès, il a été démontré que kerviel à une personalité stable »,  » ce n’est pas un manipulateur perverse M. Bouton l’a qualifié lors de son témoignage ».

« nous demandons le relaxe, car si il y a un doute, celui ci doit bénéficier à l’accusé ».

La société générale avait elle un motif pour se trouver un bouc émissaire pour des milliards de pertes?? Cette question reste en suspend, car ce n’est pas l’affarie Kerviel qui le démontrera.

Néanmoins, si le nouveau président qui est censé avoir pour adversaire le monde de la finance, décide d’ouvrir de vraies enquettes judiciaire sur la crise de 2008, et même celle des dettes souveraines, il est fort probable que nous le sauront.

Pour ce qu’il en sera de Jérôme Kerviel, la cour d’appel prononcera sa décision le 24 octobre 2012

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Pour ceux qui n’ont toujours pas compris l’affaire:

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