Hollande sera-t-il un serviteur de la finance folle?


D. Mitterand: »François, maintenant que tu as le pouvoir, pourquoi ne t’en sert tu pas pour changer les choses? »

F.Mitterand: »je n’ai pas le pouvoir, la France comme le reste du monde est assujettie à une dictature financière qui gère tout » .  La tribune de genève, le 22.11.2007.

Sauf erreur, le 7 mai prochain, François Hollande sera le prochain locataire du Palais de l’Elysée. Dans les plus grands fonds d’investissements, à la City ou à Wall street, on se prépare.

Pour eux, les français , peuvent être de bons élèves qui suivent avec l’ardeur d’un premier de la classe. Néanmoins, il y a tout de même un risque car le souvenir de la révolution Française n’as pas encore disparut des mémoires.

La prochaine présidence de la république est donc sous les projecteurs de la scène mondiale, mais  le changement est-il vraiment pour maintenant?

1.Le parti Socialiste et les banquiers

Afin de montrer les limites aux quelles le futur président risque de ce confronter, il est nécessaire de rappeler les accointances et les erreurs passées des socialistes.

Ainsi, l’on peut commencer par le fait que la plus part des privatisations et des dérégulations qui ont eut lieu en France et en europe ont été déclenchées dans les années 80 sous la présidence de François Mitterrand. Après un début prometteur, la pression est mise sur le gouvernement Mitterand qui abdique et adopte le tournant de la rigueur. Tandis que, les politiques réellement socialistes de Michel Rocard et autres son mise à la trappe, un programme néo libérale s’impose. 

Dans cette vague de réformes, l’on peut citer la séparation des activités des banques qui fût abrogée en 1984 créant un nouveau modèle inédit depuis la fin de la seconde guerre mondiale: «  les banques universelles« .Cette manœuvre s’accompagne d’un vaste plan de privatisation du système bancaire qui sera présidée par  Jean Charles Naouri.
C’est suite à cela que  bon nombres de haut fonctionnaires se trouvèrent une vocation dans la direction des banques nouvellement privatisées.Parmis eux, on peut citer:
 Michel Péberau qui passera du cabinet de Monory  à la direction du CCF et de BNP,
Jean Marie Messier qui quittera son poste de ministre des privatisation pour entre chez Lazrad Frères.
Philippe Lagayette qui passera du cabinet de Jacques Delors à la banque de France puis à JP Morgan,
Jean pierre Jouyet lui restera plus longtemps dans la fonction publique avant de présider Barclays France.
Mathieu Pigasse ( possède aujourd’hui le monde, les inrocks,et le huffington post) passe de cabinet de Fabius à la vice présidence de la Banque Lazard grâce au piston de Alain Minc.
Jean Peyre Levade du cabinet Mauroy vers la direction du crédit Lyonnais.
Enfin Jacques de la Rosière au FMI puis la banque de France, il est aujourd’hui conseiller chez JP Morgan, Goldman Sachs, Fitch.
 Charles de Croisset de l’inspection des finances au CCF puis chez Goldman Sachs et HSBC.
L’on peut aussi citer Jacques Clavet, et Louis Schweitzer.
Les années 80 sont aussi l’age d’or de la méconnue banque Lazard qui conseille les ministres tels que Fabius ou Jacques Delors dans toutes leurs décisions. Même si son nom ne vous dit rien, certains de ses poulains tels que Jean-Marie Messier(ministre des privatisation de Mitterand),se sont fait remarqué pour leur sens de l’intérêt général . En outre,pour Fabius, les hommes de chez Lazard était chez eux à l’Elysée. C’est ainsi que, grace à son influence sur le gouvernement, la banque d’affaire est impliquée dans toutes les privatisation d’entreprise, les fusion acquisitions, et les mises en faillites d’industries qui feront sa fortune.

2.Mitterand et l’Europe de Maastricht

Un autre grand chantier de Delors et Mitterand sera la « construction européenne ». Suite à la chûte du mur et face à la réunification de l’allemagne, François Mitterand choisit comme principal alliée la fameuse dame de fer : Margaret Tacher. Avec elle, ils vont mettre sur pied ce que l’ont connait aujourd’hui sous le nom de Traité de Maastricht(1992). C’est à ce traité que les européens doivent ce qu’ils n’aiment pas de l’Europe: l’interdiction aux états de dépasser les déficits de plus de 3%, les règles ultra libérales, l’interdiction pour la BCE de prêter aux Etats,  la commission européenne,etc...
D’ailleurs, les britanniques plus habitués au mesures ultra libérales du gouvernement Tatcher n’y furent pas dupes et décidèrent de ne pas ratifier le traité.

Ainsi, après avoir fait miroiter un rêve socialiste aux français, le gouvernement Mitterrand n’a donc rien fait de moins que de s’aligner sur la politique néo libérale de Tacher et Bush père.  Le nier serai donc avouer vouloir faire la même chose. D’ailleur, nulle besoin de remonter si loin dans le temps pour trouver une exemple similaire.

3.Barack Obama: yes we can.

 Après 10 ans de présidence W.Bush, de guerre en Irak, conclut en beauté par la crise des subprimes, les américains, et le reste du monde , espéraient un changement. Un homme providentiel apparut alors pour satisfaire leur demande. Après quelques mois de prèches lyriques financés par beacoups d’américains,mais aussi par  George Soros , l’ancien diplomé de Harvard, à la manière d’un dribble de Kobe Bryant feinta le peuple américain et choisit un gouvernement issu du monde de la finance. Celui-ci sera composé de :

Lawrence Summers(désormais au Andreessen Horowitz Capital investment) comme conseiller en économie, Tim Geithner(ancien directeur de la Fed de New York) comme secrétaire d’état au trésor, Rahm Emmanuel(ancien directeur du réassureur Fannie Mae) comme chef de cabinet, Peter Orzag(citi-group).

A cela viendront s’ajouter d’autres personnalités directement issues de la fameuse banque Goldman Sachs, tels que:

Mark Patterson(chef de cabinet de Tim Geithner), Ron Kirk (représentant au commerce), et Neel Kashkari qui présidera sans complexes la commission des plans de renflouements. 

En définitive, ce gouvernement plus que tout autre avant lui fut un gouvernemement des banquiers, par les banquiers et pour les banquiers, et les réformes furent des réformes de façade.Difficle de faire plus démagogique.

Mais pourtant, pour le think tank français terra nova, dont le dirigeant n’est autre que Olivier Ferrand, l’élection de Barak Obama est un exemple  à suivre et à répéter. Et en effet,le think tank socialiste va étudier les méthodes utilisée par la campagne de Barak Obama afin de les transposer à l’élection présidentielle française. Ainsi, suite à la nomination de François Hollande qui doit son ascension à la plus parts des personnalités de terra nova, ce sera chose faite.

4.Le futur de François Hollande

Alors, les promesses de François Hollande de combattre le monde de la finance risque telles de s’aplatir  tel un flamby dont on aurait retiré l’étiquette  un mètre au dessus de l’assiette?

Il ne faut pas se le cacher, c’est fort possible. Les socialistes tels que:

Mattieu Pigasse , Jean Peyre Levade,Brigitte Taittinger et son mari Jean Pierre Jouyet,Jean Charles Naouriont bien un visage.

Certes ils se veulent réformateur, mais veulent ils remettre en question un système qu’ils ont érigés lorsqu’ils étaient fonctionnaire ? 

Dans tout les cas, la finance internationale à déjà annoncée qu’elle s’apprêtait à mettre à genoux les français. Plusieurs articles parut dans the economist fustigent le discour réformateur des candidats à l’élection Francaise et déplorent le manque de crédibilité de l’économie du pays des lumières. De même, des CDS permettant de jouer sur la faillite de la France ont été mis en vente une semaine avant le premier tour.

Mais ce qui explicite le plus ce que veulent les financier est un rapport d’expert émis par la branche banque d’investissement du crédit agricole où il est dit:

Hollande devra clarifier sa position sur le marché du travail et la réforme fiscale, quand il sera élu Président le 6 mai comme il est probable[…]Hollande devra déplaire soit aux marchés financiers soit aux électeurs, comme Mitterrand – dont il était un conseiller économique – entre 1981 et 1983. Mais l’euro-pragmatiste qu’il est devrait être sensible à la menace d’attaques des marchés contre la dette française, notamment en raison de l’hostilité des partenaires de la zone Euro face à l’inaction française.
En conséquence, dans le pire des cas (mais pas le plus probable), les marchés le contraindront à un tournant tel que celui qui s’était produit en 1983. Mais Hollande devra donner des gages à sa gauche, ne serait-ce qu’en raison du référendum raté de 2005 sur la Constitution européenne. Ses partenaires européens feraient donc bien de le laisser prétendre obtenir quelques concessions de leur part sur sa politique de croissance, même si elle n’est pas pertinente.
Ainsi, François Hollande semble marcher dans les pas de Barak Obama et de François Mitterand. Mais en dépit de cela, rien n’est joué d’avance. Si les marchés ont adopté une telle rhétorique vis a vis de la France, c’est qu’il craignent qu’une politique qui ne leur est pas favorable émerge dans un pays majeur d’Europe.
La grande Bretagne de David Cameron qui a appliquée à la lettre un régime d’austérité viens de rentrer en récession à la veille des JO. L’Espagne, ne cesse de couper ses budgets. Le portugal et la grèce sont dans un état critique. Force est donc de constater que les plans d’austérité exigés par les financiers ne mènent pas vers une reprise de la croissance. Alors que l’Islande et l’Argentine sont des exemples de désobéissance qui ont menés leur peuples vers la prospérité.

François Hollande marchera t’il dans les pas de Mitterand, d’Obama ou plustot de Jean Jaurès? Réponse à partir du 7 mai.

sources:

article précédent:  Le 7 Mai la France sera attaquée. Et mise à genoux.

Ces Messieux de Lazard par Martine Orange

La finance imaginaire par Geoffrey Geuens

fakir presse: http://www.dailymotion.com/fakirpresse#video=xq7jpf

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