Jean Bricmont répond à Charlie Hebdo : "C’est l’extrême gauche de l’extrême droite"
Jean Bricmont a été, comme d’autres intellectuels et militants comme Michel Collon, calomnié lors d’un article intitulé "Les soutiens bruns à Assad" paru dans le numéro du 8 août de Charlie Hebdo. Il répond aux accusations fallacieuses dont il fait l’objet et déconstruit l’idéologie qui se trouve derrière Charlie Hebdo ainsi que la "gauche" autoproclamée en général.
Voici également la lettre ouverte de Maxime Vivas qui, lui aussi, a été calomnié.

Bien envoyé!
qui a réalisé l’interview? Moadab?
Oui, c’est lui !
Bravo à Jean Bricmont et Michel Collon !
On peut émettre des réserves sur tel point précis de leurs analyses ou telle position (c’est mon cas), mais tenter de les faire taire avec des arguments d’autorité et des manipulations est inacceptable.
Tenez bon, messieurs.
Quant à Charlie Hebdo, je me demande si parler de ce torchon satiriste aux ordres des pouvoirs comme d’une revue de débats intellectuels n’est pas lui rendre un trop grand service.
Chers Raphaël et Jonathan,
Je viens d’écouter attentivement.
Je vais vous le dire comme je le pense : M. Bricmont a peut-être tort de s’expliquer, voire de se justifier face aux Xièmes calomnies de Charlie-Hebdo. Le moment paraît au contraire venu (à mon sens depuis bien longtemps) de répondre à ces gens que leurs attaques sont disqualifiées, parce qu’il sont des agents d’influence de l’OTAN, qu’ils ne le sont pas de façon désintéressée, et BASTA. ! (« Rouges-bruns », ça peut se renvoyer vous savez.)
Quand, pour toute réponse, ils auront pris cette évidence dans les gencives une cinquantaine de fois, ils se calmeront. Et ils le feront pour une raison fort simple : «On» cessera de les employer parce qu’ils seront considérés comme grillés et « On » en financera d’autres à leur place.
Ce n’est pas comme s‘il était possible que Charlie Hebdo soit sincère et capable, par exemple, de se tromper de bonne foi. Nous savons tous qu’il n’en est rien. Alors, pourquoi ne pas cesser cette comédie ? Tant pis pour ceux qui se laissent bourrer le crâne. Le sens critique (comme disait notre ami dont j’ai oublié le nom), ce n’est pas fait pour les chiens, si ?
Et, soit dit en passant, je trouve, bien sûr, que Maxime Vivas a tort d’adopter la même attitude que M. Bricmont.
Depuis quand Charlie-Hebdo et Ornella Guyet (sans parler des autres) ont-ils le droit moral de les mettre en accusation sur quoi que ce soit ? Mieux (aggravons notre cas), je trouve qu’ils ont tort de se défendre d’avoir ne fût-ce qu’approché Ginette Skandrani.
Où va-t-on, là ? Depuis quand doit-on rendre compte de ses fréquentations à Charb et consorts ? Ils se prennent pour quoi ?
« Ginette Skandrani est négationniste ». Et alors ?! Nier quoi que ce soit relève de l’opinion. Est-ce à dire qu’elle n’a pas le droit d’avoir les siennes ? En vertu de quel dogme ? Supposons qu’elle nie l’existence des chambres à gaz (c’est ce que je m’imagine). Cela ne tue et ne regarde personne, que ceux qui seraient éventuellement de l’opinion contraire et à qui reviendrait le droit d’essayer de la faire changer d’avis en lui opposant des preuves irréfutables et des arguments raisonnables. C’est une affaire qui doit se passer si possible entre historiens honnêtes ou, sinon, entre citoyens de bonne foi. Cela ne regarde en rien les propagandistes mercenaires. Qu’il faut se décider à remettre à leur place une fois pour toutes, avec énergie et sans équivoque. On ne rebâtira jamais rien sur la vase où ils sont payés pour vous entraîner. Leur but n’est pas de vous vendre une idéologie de rechange (qu’ils n’ont pas), leur but est de brouiller le discours, de déboussoler les naïfs.
Je me répète et je persiste : il y a des êtres avec lesquels il faut refuser le dialogue parce que c’est un dialogue truqué. Mettez-vous bien dans la tête que, là où on en est arrivés, « La République n’a rien à échanger avec ses ennemis que du plomb. » Piapiater avec eux, c’est se faire leur complice. Nos neveux pourraient à juste titre nous le reprocher un jour.